Conseil municipal de Sassenage du 24 septembre 2009

CONSEIL EXPLOSIF pour la délibération n°11 portant sur l’augmentation de la taxe d’habitation.
Nous avions proposé une délibération pour que Sassenage s’associe aux 80 communes iséroises qui participent à l’organisation d’un référendum organisé contre la privatisation de La Poste. Une fois de plus, il nous a été répondu que ce n’était pas un problème local, donc, pas de démarche. Sassenage n’aurait-elle déjà plus de bureau de poste ?
Les principales délibérations sont les suivantes
1.  Débat sur les résultats de l’application du PLU au regard de la satisfaction des besoins en logements  : nous avons pris acte de la présentation des résultats qui laissent apparaître que nous restons toujours de très mauvais élèves sur l’agglomération par rapport au logement social. Nous atteignons péniblement le taux de 9 % au lieu des 20 % requis par la loi. ( Voir l’intégralité)(Voir agrandissement du tableau)

Défibrillateurs: la santé n’est pas une marchandise

Les 13 nouveaux panneaux d’affichage sur la commune nous sont présentés comme une action humanitaire pour sauver des vies avec les défibrillateurs « offerts » par l’annonceur Publi essor.

Regardons de plus près:

– l’achat de ces 5 défibrillateurs (Hôtel de ville, Gymnases des Pies et Fleming, Halle Jeannie Longo, Piscine) représente un budget de : 10 000 € + (5 ans d’entretien que l’on peut estimer à 10 000 €) soit 20 000 €

– un mois de publicité rapporte en moyenne au publiciste par panneau : 300€, soit 3 600 euros par an

– les 13 panneaux engendreront une recette annuelle de 46 800 euros, soit pour les 5 ans d’obligation de contrat, la coquette somme de 234 000 euros

Le publiciste a fourni le mobilier urbain et la pose, et en contrepartie il échange les 234 000 euros à venir contre 10 000 euros pour 5 défibrillateurs.

Au minimum en 5 ans, le bénéfice brut escompté par le publiciste sera de 174 000 €. Et les sassenageois devront s’habituer à ce paysage à la gloire des enseignes commerciales.

Le secours est donc très loin d’être gratuit, c’est une façon particulière de traiter les échanges, pour nous, notre ambition n’est pas que la santé soit traitée comme une marchandise.